> Potentialité de développement

    1. Secteur agricole et transformation agroalimentaire
    2. Secteur touristique
  3. Secteur de commerce, transport et artisanat
    4. Secteur de la santé et de la promotion sociale
    5. Secteur de l’éducation
    6. Secteur des sports et loisirs

 

3. Secteur de commerce, transport et artisanat

3.1 Commerce

Bohicon dispose du plus grand marché du département du Zou ; le marché central à deux composantes (Sèhi et Ganhi) qui alimentent le commerce régional en tout produit. Mais comme le prouvent les figures 2 à 5 ci-dessous, il s'agit essentiellement d'un marché de transit approvisionné pour l'essentiel par des régions lointaines. Créé depuis la période coloniale, ce marché a connu un essor avec le comptoir commercial. Aujourd'hui bloqué dans sa croissance horizontale, ce marché garde un aspect traditionnel, notamment avec une boucherie sans chaîne de froid et une bonne proportion de hangars délabrés, signe d'un faible investissement de la part de l'administration communale et des acteurs de ce marché (voir figure ci-dessous).

Toutefois, une politique de construction d'infrastructures a été mise en œuvre ces dernières années par l'autorité publique et s'est traduite par la construction de 27 logettes modernes dont 16 logettes déjà achevées et mise en service. De même, une galerie marchande à 3 niveaux y a été construite par un privé.

  • Les maux qui minent le marché ont pour noms :
  • l'insécurité traduite par les vols d'une part et les accidents pour cause de circulation des gros porteurs et d'occupation des allées par certains marchands dans le marché d'autre part,
  • l'insalubrité en dépit des efforts du COVEC et de la voirie urbaine pour l'évacuation des ordures,
  • le faible taux d'électrification et les inondations,
  • la léthargie du comité de gestion et l'incivisme fiscal.

Par ailleurs l'incivisme fiscal s'accompagne d'actes de violence sur les agents collecteurs. La complaisance de ces derniers, le laxisme de leurs supérieurs hiérarchiques et le faible investissement dans le marché central sont à l'origine de l'évolution en dents de scie des recettes, ce qui entretient un cercle vicieux de la réticence à la fiscalité et de délabrement.

 

Figure n°1:
Recettes fiscales
sur le marché de Bohicon
 
   


Figure n°2: Sources d'approvisionnement du marché de Bohicon en légumineuses (Source: ecocité, 2003)


Figure n°3: Sources d'approvisionnement du marché de Bohicon en huile rouge (Source: op. cit)
   

Figure n°4: Source d'approvisionnement du marché de Bohicon en huile d'arachide (Source: op. cit)

Figure n°5: Source d'approvisionnement du marché de Bohicon en tomate et piment (Source: op. cit)

Faible viabilisation des marchés périphériques

L'atrophie du marché central contraste largement avec le taux de survie des marchés périphériques dits d'arrondissements. En effets, l'évolution de ces marchés révèle une diminution progressive de l'intensité d'animation. Deux marchés périphériques sur 4 ont cessé de s'animer (Gbodjo et Avogbana) tandis que les 2 restants ont perdu de leur affluence (Sodohomè, Passagon). Entre autres, la non spécialisation de ces marchés, les litiges fonciers autour de domaines de ces marchés et la concurrence du marché central expliquent ce faible taux de survie.

Les flux en direction de Bohicon s'amplifieront avec la réalisation de la voie ABOK et l'accélération des lotissements. Ceci créera une demande supplémentaire en biens et en services à laquelle il faudra trouver une réponse.

 

3.2 Transport

A l'instar du marché central, le délabrement infrastructurel touche également le parc bovin et l'abattoir. Ce parc situé en pleine ville est à l'origine d'accidents de circulation liés aux mouvements du cheptel et entretien une ambiance malodorante. Certes le déplacement de ces deux unités vers Saclo est en cours actuellement.

3.3 Artisanat

Le secteur de l'artisanat regroupe des milliers d'individus organisés autour des différents corps de métiers (menuiserie, soudure, mécanique maçonnerie, peinture, couture, coiffure etc…). On dénombre une quinzaine d'associations d'artisans fédérées au sein collectif des artisans agrées par la loi et directement lié à la FENAB dont il constitue un démembrement. Ces artisans bénéficient de formations subventionnées sur demande à hauteur de 70% de la part du projet PAP (Projet de Promotion de L'Artisanat/ GTZ). Mais ces opportunités ne semblent pas suffisamment saisies par les bénéficiaires pour cause d'analphabétisme. La taille de la population offre un marché non négligeable. Mais le marché public leur est resté inaccessible jusqu'à présent. En outre, l'accès des artisans aux crédits reste extrêmement faible à cause des conditions d'accès jugées trop contraignantes.